Nalinnes-Haies, sous-section dans la commune d'Ham-sur-Heure-Nalinnes en province du Hainaut




 

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Michel Bussi au jeu des coïncidences 
Article Michel PAQUOT - L'Avenir

 

 

Une hôtesse de l’air revit ce qu’elle a déjà vécu. Délire? Hasards? Machination? «J’ai dû rêver trop fort» embrouille le lecteur ravi.
Montréal-Los Angeles-Jakarta. Rien d’original dans ces trois vols inscrits le même mois au tableau de bord de Nathalie. Sinon que, vingt ans plus tôt, celle qui était alors une jeune hôtesse de l’air les a effectués dans le même ordre. Avec le même pilote et déjà en compagnie de sa meilleure amie, Flo. On peut mettre cela sur le compte du hasard. Mais lorsque, lors des escales, les coïncidences se répètent, ça en devient troublant. D’autant plus qu’à l’époque, épanouie dans son couple et mère de deux enfants en bas âge, Nath était tombée éperdument amoureuse d’un passager, un talentueux musicien.
«Cela faisait longtemps que je voulais écrire un roman à suspense dont la base serait une histoire d’amour, commente Michel Bussi. Le point de départ est l’idée qu’une passion amoureuse, comme tout souvenir heureux, on ne peut pas l’oublier, on la revoit sans cesse. Mais vient un moment où les réminiscences de ces moments de bonheur, lorsque les coïncidences deviennent trop nombreuses, tombent dans une forme de paranoïa.»
J’ai dû rêver trop fort alterne les deux époques durant lesquelles on suit l’héroïne, surnommée l’hirondelle par son amoureux, sur les auteurs de Montréal ou à la frontière sud des États-Unis avec le Mexique, et même à Barcelone. C’est très réussi, le lecteur est pris au jeu, se demandant jusqu’au bout qui tire les ficelles de ce jeu dangereux, et pourquoi. «Qu’il y ait très peu de chances que cela se déroule ainsi dans la vraie vie, ce n’est pas grave, estime le romancier. Pour autant que ce soit plausible et que le lecteur y trouve du plaisir, et qu’il ne se sente pas trompé par la résolution finale.»
Comme toujours chez l’auteur du Temps est assassin, d’Un avion sans elle, de N’oublier jamais ou de On la trouvait plutôt jolie, le titre est extrait d’une chanson. Ici, Vertige de l’amour d’Alain Bashung, qui convient parfaitement à l’état de grâce des deux tourtereaux.
Michel Bussi, «J’ai dû rêver trop fort», Presses de la Cité, 477 p., 24€

 

 

 

Quand Musso joue avec ses lecteurs 
- Interview Marie-Françoise GIHOUSSE - L'Avenir

 

 

C’est un thriller mais aussi une réflexion sur l’écriture. Le dernier Guillaume Musso, «La vie secrète des écrivains» est sorti.
Une île méditerranéenne isolée, un auteur qui a renoncé à l’écriture, un jeune écrivain décidé à réussir et une vieille et dramatique histoire qui ressurgit, le dernier Guillaume Musso mêle passé et présent, roman et thriller.
Guillaume Musso, La vie secrète des écrivains, c’est un clin d’œil au lecteur ou une mise en abyme?
Les deux. J’avais envie de jouer avec le lecteur. Je voulais parler de mon amour des livres et de la lecture mais sans me prendre au sérieux. Au bout de 15 ans, j’estime avoir la légitimité de me lâcher un peu, de partager mon amour pour certains écrivains, de donner envie au lecteur de lire d’autres livres.
Nathan Fawles personnage principal évoque d’autres écrivains célèbres.
Son personnage est inspiré par plusieurs écrivains que j’admire, pour leurs écrits mais aussi leur stature. Il y a Salinger bien sûr qui s’était retiré de toute vie publique. Mais il y a aussi Philip Roth, Kundera, Elena Ferrante… Tous ces écrivains qui ont essayé de s’émanciper des rituels de l’édition. Qui ont voulu garder leur liberté. Nathan cristallise un peu tout ça. Je me suis aussi beaucoup replongé dans l’œuvre de Simenon pour écrire ce roman.
Et y a-t-il du Guillaume Musso dans la vie secrète de Nathan Fawles?
Je suis clairement du côté de Raphaël Bataille, le jeune écrivain. Il est plus candide, plus ouvert. C’est un peu moi à 23 ans. J’habitais en province, je ne connaissais personne dans le monde des lettres. Comme Raphaël, j’avais reçu des tas de refus pour mon premier roman. Et pourtant, j’en garde le souvenir d’une période joyeuse. J’avais la foi.
Et comme Raphaël vous cherchiez des conseils d’écriture?
Pas vraiment. Chaque fois que j’entendais des conseils d’écrivains chevronnés, je les trouvais un peu convenus. Je n’aime pas trop l’idée d’ateliers d’écriture. À chacun de trouver sa propre voie. Chez moi, et je l’ai déjà dit très souvent, le déclic a été d’essayer d’écrire des romans que j’avais envie de lire. C’est mon conseil. Un roman ça reste finalement le résultat d’une alchimie magique. Et toujours à recommencer.
Il y a clairement deux parties dans votre roman?
Effectivement. Le début s’attarde plus sur les aspects littéraires des personnages. Puis dans la seconde partie, le suspens s’intensifie. Ça s’apparente presque à une mise sur le divan chez un psy. On fouille dans la psychologie des personnages. C’est mental, intime, une vie secrète que nous portons tous en nous. Le fait que l’action se déroule sur une île va de pair. C’est une terre d’exil mais aussi un endroit où on peut se sentir prisonnier. Dans mon roman, on passe du paradis à l’enfer. L’île se transforme au fur et à mesure que se dévoile la psychologie des personnages. Et comme eux, l’île porte ses propres secrets.
La semaine dernière, vous étiez l’invité de «La grande librairie» de François Busnel, une consécration?
François Busnel a aimé ce roman et ça a été un plaisir de faire cette émission. Mais j’ai 44 ans et j’ai écrit 16 romans avant. Passer dans «La grande librairie», ça a été un bon moment et c’était sympa. Cependant si j’écris, c’est d’abord et avant tout pour mes lecteurs.

 

 

 

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